©  Catherine Désirée, 2019    Tous droits réservés                               Mis à jour  10/11/2019

L'autofiction romantique a été le premier rapport que j'ai entretenu avec mon roman poétique Outre-Lieux, Romance de désamour en camaïeu Soleil Levant. La libération de mes liens irréels m'a propulsée corps, âme et esprit dans la transautobiographie, faisant de mon livre un manifeste artistique, sans fin, ailleurs.

 

Le 15 août 2019, Outre-Lieux, Romance de désamour en camaïeu Soleil Levant paraîtra aux Éditions ABM - vues, ciel, gratitude.

Pour toute commande sur le Site internet des Éditions ABM : 

Un vernissage du roman, sur invitation, est prévu le jeudi 22 août à 18h à Genève.

OUTRE-LIEUX

Romance de désamour en camaïeu Soleil Levant

 

"Le Télescope"

 

© Bernard Faucon

 

Le Songe de Mozart

 

Nathanaël © Catherine Désirée, 2018

Outre-Lieux, Romance de désamour en camaïeu Soleil Levant est un roman poétique commencé en 1999 dans une perspective doubrovskyenne. Au fil de la vie expérimentée et de l’écriture cathartique, l’autofiction est devenue transautobiographie. Nouveau mode d’expression, la transautobiographie rend compte de la place de la spiritualité dans l’amour et les arts à travers le substrat nocturne, inconscient et condensé reflétant le prisme d’un verbe poétique auroral. Au fil des chapitres, poèmes en prose, carnet, journal, pièce, chorégraphie, livret, incantations et mélopées se donnent le mot, réfractant le lien entre Amour, Arts et Foi: les amours scénico-émotives ascensionnelles de Fée, jeune fille au cœur éperdu, jaillissent à travers les arts vivants - théâtre, danse et opéra -, à l’orée des émotions traversées, au profond des inquiétudes insufflées, au large des dialogues naissants; soubresauts épiques du théâtre-miroir, à Genève; arabesques du duende sépulcral gitan, à Grenade; libations des camélias verdiens rédempteurs, à Venise. L’icône réflexive de Marie-Madeleine pose, quant à elle, la question de la place de la femme artiste dans un monde où seul l’imaginaire reconquis - L’Insoupçonnable - serait propice à l’éclosion d’un fédéralisme consensuel - les outre-lieux étant entrevus comme l’espace de l’émancipation éthique, colonne bi-vertébrale du nouvel Adam et de l’Ève future.

 

Roman poétique transautobiographique

 

- formule pour dénommer ma démarche littéraire: 

 

Transautobiographie EX Autofiction Romantique IN Poesis Poíêsis -

 

écrit entre le 21 septembre 1999 et le 10 août 2014, par intermittences,

 

à Genève, Alicante, Cullera, Sanlúcar de Barrameda, Benitachell, Paradisia Demeure Sans Souci, Tours, Marienthal, Avignon,

 

réinscrit en décembre 2016 dans une perspective imagée à partir des Sacres célébrés par Le Théâtre de la Vouivre, au moyen de cinq empreintes expérimentées réalisées par Catherine Désirée, ainsi qu'à travers l'ajout du maître-mot du roman - L'Insoupçonnable - dans le dernier chapitre de la dernière partie,

 

revu en février 2017 afin d'ajouter une préface, Céleste Jérusalem,

 

revu en octobre 2018  afin de modifier les dédicaces et les remerciements,

illustré dans une perspective "imago-symbolique" à partir du Voyage poétique MI MODE FULGOR, réalisé avec Le Cercle VERA CRUX autour du Méridien de Paris - ou Axe de Marie-Madeleine - et un voyage à Paris en mars 2018, lors du vernissage de la Revue Eurydema Ornata N°5.

retraçant la quête de l'héroïne,  Fée, à travers une transposition des arts vivants:

 

Théâtre ou Hasard, Danse et Folie, Opéra,

intégrant le manifeste artistique 

 

par strates rythmiques ou dans un long souffle architecturant les pérégrinations de l'âme,

 

 

Ô Sorcellerie évocatoire!

 

Ô Pythie de Minturnes!

EST INDIA MINERVA

 

SIBYLLA IN ARACOELI DE SIENA

E

O  O  O

PRÉSENTATION DU ROMAN

 

Le Vitrail de Vézelay

Le Temps de Marie-Madeleine

Écrit entre 1999 et 2014 par intermittences, Outre-Lieux, Romance de désamour en camaïeu Soleil Levant retrace sous l’égide des arts la quête identitaire d’une jeune fille en proie à l’amour idéalisé qui, dans un pèlerinage ascensionnel, découvre sa voie poétique à la lumière de ce qu’elle appelle l’Insoupçonnable - État de Virginité-en-Création, ou pneuma matriciel - éprouvé en trois temps magdaléniens: Marie-Madeleine Pécheresse, Marie-Madeleine Pénitente, Marie-Madeleine dans la Grotte.

 

Le pèlerinage des Arts 

L’histoire principale divisée en trois parties concordant avec la figure de Marie-Madeleine pécheresse, pénitente, extatique, se déploie dans une coexistence avec les arts vivants comme inscription scénique de l’Insoupçonnable: (Partie I) THÉÂTRE OU HASARD, (Partie II) DANSE ET FOLIE, (Partie III) OPÉRA.

 

Dans THÉÂTRE OU HASARD, Fée, jeune fille sensible et émotive, tombe amoureuse de Luk, jeune comédien, révolté et séducteur, qui fait ses armes dans un théâtre genevois. Le hasard impérieux fait partie intégrante de leur relation cousue de fil blanc : au gré de coups de dé, Fée décide de son destin, prenant des décisions qui la font glisser dans la représentation d’un réel fictionnalisé.

 

Dans DANSE ET FOLIE, Fée, le premier jour de l’an, décide de quitter Luk et de partir à Grenade, en Espagne. À la gare, elle rencontre Sol, une vieille gitane qui l’introduit dans une confrérie secrète pratiquant le flamenco. Elle découvre la passion interdite avec un danseur marié. Puis, Luk retrouve Fée qui, troublée par les sentiments exhumés, perd pied. En véritable « deus ex machina », le personnage de Nio apparaît soudainement, la sauvant du gouffre.

 

Dans OPÉRA, Nio et Fée partent à Venise célébrer leur amour électif. Si Nio tient un carnet de voyage, Fée, quant à elle, tient un carnet de rêves où ressurgit malgré elle son passé fictionnalisé. Chevauchant sur des pics émotionnels abrupts, elle sombre dans un sommeil profond où trois violents cauchemars l’accaparent. Sortie de l’épaisseur des ténèbres, elle tient un journal, Le Livret de Poétesse, dans lequel elle prend conscience de la rédemption cathartique à travers l’art, et annonce l’œuvre à venir.

 

 

Le supra-surréalisme: outre-lieux

Mon roman poétique rend compte de la transformation du réel à travers la sensibilité exacerbée de Fée qui voyage dans son imaginaire empreint d’onirisme surnaturel. Exploration de l’espace mental et de la subjectivité, des rêves et du dérèglement des sens, la puissance des états qu’elle traverse s’ouvre à une transcendance spirituelle qui est éprouvée dans une progression libératrice. 

 

La transautobiographie

Si mon rapport à l’écriture s’est tout d’abord inscrit dans le genre expérimental que Serge Doubrovsky a créé, l’autofiction, au fil de l’écriture, j’ai déplacé la « fiction d’événements et de faits strictement réels » vers ce que j’ai appelé la transautobiographie, les repères du réel étant dépassés par des correspondances intérieures métamorphosantes. 

 

 

Au-delà des genres: un temps musical

Dans une perspective postmoderniste, Outre-Lieux, Romance de désamour en camaïeu Soleil Levant joue avec les trois genres - roman, théâtre et poésie - en chantant une histoire de désamour sur un ton déclamatoire qui soit découpe le phrasé poétique en strates rythmiques, soit le concentre dans un long souffle suivant les pérégrinations de l’âme - la musicalité de la langue se déployant visuellement dans le corps du texte. 

 

 

Excavations conformes

La structure du roman poétique est, quant à elle, réfractée en mosaïque, comme dans un vitrail, apparentant chaque chapitre à un petit poème en prose. En parallèle de la quête de Fée, les histoires des personnages secondaires éclairent à demi mot l’intrigue centrale. En outre, apparaissent en convergence avec chaque partie une pièce théâtrale, une partition chorégraphique et une réécriture  du livret de La Traviata de Guiseppe Verdi. Ces matériaux, pris symboliquement dans la toile de Fée, présentés en alternance et par paliers, confèrent au roman la forme d’une constellation s’éclairant au fur et à mesure dans l’esprit du lecteur.

Comme un Manifeste

Se terminant par l’avènement de la figure de la poétesse, Outre-Lieux, Romance de désmaour en camaïeu Soleil Levant est comme un manifeste artistique à partir duquel se poursuit réellement ma propre exploration littéraire.

 

Je suis en train de concevoir un oratorio autour de l'archétype féminin qui s’appuie  sur les images scénico-émotives (ou instantanés subjectifs) saisies dans des Carnets Noirs pendant les 67e et 68e Festival d’Avignon et lors de La Tétralogie de Wagner donnée au Grand-Théâtre de Genève en mai 2014.

 

A M O R   A R T I S 

Dolores, Adolf de Meyer, 1919

 

RITUEL "Le Feu de L'Eau Angélique"

 

 

Le 24 juin 2014, dans la Nuit de la Saint-Jean, dans le Petit Bois de Paradisia Demeure Sans Souci, en trois actes:

 

prière lunaire,

 

(Acte I) INCANDESCENCE , brindilles, feu, foyer, lecture,

 

(Acte II) ENIVREMENT, trois coupes noires, eau recueillie le 14 février 2014 dans le ruisseau ophélique, eau bénite recueillie le 19 mai 2013, en l'Église Sainte-Claire, lors du baptême de Chiara, incorporation, lecture,

 

(Acte III) POÉTISATION, huit plumes blanches, une grande plume blanche, paillettes dorées, incorporation, lecture, extinction du feu avec les eaux, danse des plumes libérées,

 

le lendemain matin, prière terrestre. 

 

 

© Serge Valade

 

[Catherine Désirée, pendant le Rituel Le Feu de l'Eau Angélique, Acte III, le 24 juin 2014, dans le Petit Bois de Paradisia Demeure Sans Souci]

 

 

 

 

SALUT DU ROMAN POÉTIQUE

TRANSAUTOBIOGRAPHIQUE

 

 

Le 27 juin 2014 à 19h30 dans le Petit Bois de Paradisia Demeure Sans Souci,

 

consacrant le corps et le sang de l'Amour scripturaire,

 

dans une Lecture-Communion sous la double espèce,

 

en présence  de 22 invités, 

 

Serge, Yolanda, Aydan, Ayelen, Caroline, Florence G., Marc, Olivier, Silvia C., Roberto, Théo, Léa, Christian, Janeck, Valérie C., Silvia P.D., Florence M., Laura, Franck, Chiara, Valérie G., François.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Leonor Fini, Extrême Nuit, 1977

 

 

[Peinture choisie pour le carton d'invitation

à la Consécration du 27 juin 2014]

Autel

 

© Catherine Désirée

 

[L'Entrée des Papillons, à Paradisia Demeure Sans Souci, pendant la Consécration du 27 juin 2014]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PARACHÈVEMENT LUNAIRE

DU ROMAN POÉTIQUE TRANSAUTOBIOGRAPHIQUE

 

 

lors de la Pleine Lune du 10 août 2014,

envoûtée par les Larmes de Saint-Laurent,

à Alicante.

© Catherine Désirée

 

[à partir d'une photographie de Laura Parrat,

dans le cadre de la Lecture-Communion d'Outre-Lieux, dans le Petit Bois de Paradisia Demeure Sans Souci, le 27 juin 2014]

Peinture de Leonora Carrington